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La chute du mur sud de la nef

 


Dimanche 11 janvier 2004, la traditionnelle cérémonie des vœux du maire touchait à sa fin, la population réunie autour du pot de l'amitié s'apprêtait à partir, quand un bruit sourd se fit entendre. Personne y porta une attention particulière, un avion sans doute...

Hélas, quelques instants plus tard, les premiers témoins accoururent annoncer la nouvelle:

Le mur de l'église est tombé!

 


Au premier abord tout paraît normal, mais une fois poussée la lourde porte de chêne qui ferme l'entrée, c'est la désolation! La poussière qui tarde à retomber, laisse à peine entrevoir l'énorme tas de pierres qui jonche le sol. Dans le lointain, la chaîne des Pyrénées se détache dans le bleu du ciel! De part et d'autre, le clocher et les chapelles restées intactes semblent cacher pudiquement leur entrailles béantes.
Il est vrai que personne ici n'est surpris de cette situation. Tout le monde s'y attendait depuis longtemps. En effet, tout le côté sud de l'église aujourd'hui en ruines a toujours été l'objet de désordres dans les maçonneries. A tel point qu‘en 1956, la municipalité de l'époque décida de la fermer pour éviter des accidents. La sécheresse de l'été dernier et les fortes pluies de ces derniers temps lui auront porté le coup de grâce.
Lorsque Arnaud de Grossoles seigneur de Flamarens a voulu reconstruire l'église paroissiale en 1520, il a malheureusement utilisé en partie le mur d'enceinte existant. Ce dernier, établi quelques siècles plus tôt sur du remblai mal stabilisé, n'ayant pas de ce fait des fondations suffisantes sera en partie la cause de ces désordres à répétition.
Laissée à l'abandon pendant une vingtaine années, par la municipalité de l'époque , les dégradations s'accélèrent rapidement, au point qu'en 1976, la toiture et les voûtes ayant disparu et il ne restait plus que les quatre murs.
Chacun l'aura compris cette situation lamentable incombe entièrement aux responsables locaux de l'époque et en particulier à l'ancien maire qui a toujours refusé par aveuglement politique de faire les travaux qu'il eut fallu faire en temps utile.
Nous avons encore en mémoire le devis estimatif des travaux, établi en 1971 par Mr Payen architecte des bâtiments de France dont le montant s'élevait à l'époque à trois millions d'anciens francs avec une subvention à l‘appui de 40 %...On croit rêver !

Aujourd'hui nous sommes de nouveau au pied du mur si l‘on peut dire! il faut revoir le problème de fond en comble et consolider rapidement ce qui reste debout. Les études et devis sont en cours et devraient aboutir rapidement car il y a urgence .
Devant l'intense émotion causée par cet évènement dans l'opinion publique, abondamment relayée d'ailleurs par la presse locale et la télévision nationale (merci les médias !) .

Les nombreux témoignages de sympathie qui nous arrivent accompagnés parfois de chèque de soutien, nous encouragent à poursuivre notre action de sauvegarde, afin de respecter le travail de nos ancêtres qui se sont acharnés sur ce site.

Vu le coût très élevé des travaux envisagés qui vont nécessiter des reprises en sous oeuvre, avec micro pieux, longrines, barrettes... il est bien évident que les ressources locales, même accompagnées de toutes les subventions possible des pouvoirs publics européens et autres n'y suffiront pas. Il faudra donc faire appel à la générosité des personnes très attachées aux vrais valeurs du patrimoine que constitue avec le château cet ensemble architectural unique dans tout le sud ouest.
Le maire Mr Ballenghien va lancer une souscription auprès de toutes les personnes de bonne volonté, passionnées des vieilles pierres, qui pourront envoyer des dons. A cet effet un contrat a été signé dernièrement avec la Fondation du patrimoine, habilitée à recevoir les dons des entreprises ou des particuliers, qui pourront ainsi bénéficier d'une déduction fiscale de 60% du montant de leur don.

 

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Date de dernière mise à jour : dimanche, 04 Mars 2018