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Un charmant village moyenâgeux

Le village de Flamarens

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Le village de forme rectangulaire se situe sur une éminence naturelle au milieu d’une sorte de cirque dominant largement la vallée de l’Arratz. Il s’étire le long de la rue centrale orientée Est Ouest, empruntée par la  départementale 953 de Lectoure à Cahors. Il est entouré d’un chemin dit de ronde qui l’encercle entièrement.

Des maisons anciennes pour la plupart accolées les une aux autres s’alignent le long de la rue centrale.

Au Nord des maisons paysannes en colombages avec les anciennes étables et écuries ont du constituer de bonne heure le faubourg avant l’agrandissement de l’enclos.

Au sud des maisons en pierre  construites sur les anciens fossés semblaient destinées à une classe plus aisée.

Lors du recensement de 1835, le préfet Masson trouvait déjà "que le village de Flamarens est un des plus jolis de l'arrondissement, on voit rarement dans nos contrées des villages aussi bien habités que l'est Flamarens sur les 41 maisons qui le composent, dix appartiennent à des familles bourgeoises qui, ayant le bon esprit de se réunir , composent en tout temps une société agréable !"

Vue arienne village

Coté sud, une vaste plate-forme allongée supporte à la fois l’ensemble église-château et le cimetière à une altitude de 206 m environ. Elle est délimitée de tous côtés par un talus de forte pente surélevé de 5 à 6 mètres au-dessus du chemin de Ronde. Le cimetière plus à l’Est est séparé par un étranglement  aménagé pour le chemin de ronde. Il constitue une sorte d’étrave tourné vers l’est où aboutissait autrefois deux chemins de crête au lieu-dit montjoie où il y aurait eu un oratoire .

Cette plateforme sommitale a été visiblement aménagée depuis la plus haute antiquité par des populations successives en lieu de résidence et de défense. Il y avait là de bonnes raisons car outre la position stratégique évidente, il y avait sur place de l’eau en abondance tant sur le sommet du coteau où l'on trouve de nombreux puits qu’aux abords immédiats, avec deux sources inépuisables qui jaillissent à une centaine de mètres plus bas. Aussi étonnant que cela paraisse à cette altitude de 200 mètres, presque chaque maison avait son puits.

Dans ces périodes d’insécurité permanente, les populations ont contribué au fur et à mesure de leur passage à aménager et fortifier la place. Dans un premier temps, une modeste tour de terre et de bois construite sur une motte entourée d’une palissade et de fossés au nord fera l’affaire pour un puissant personnage ou un chef de bande qui avait réussi à s’imposer par la force. Très vite ces puissants personnages rassemblent autour d’eux des troupes de combattants sous leur dépendance. La tour carré en bois de plusieurs étages, simple tour de guet domine les divers bâtiments de la basse-cour, parmi lesquels se trouvait la résidence seigneuriale et les communs pour la troupe et les chevaux. Il s’ensuivra naturellement des constructions en pierre, murs d’enceinte et tours de type salle plus élaborés, capables de dissuader d'éventuels agresseurs.

 

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Date de dernière mise à jour : dimanche, 11 Mars 2018

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